Et si c’était dans les familles les plus folles que l’amour était le plus vrai ?
Présentation de la série
La célèbre série Malcolm a bercé toute une génération d’enfants nés dans les années 1990-2000. Quelle merveilleuse série !
Elle nous plonge dans une famille américaine, de classe moyenne. Cette famille est composée de 4 garçons au début de la série : Francis, Reese, Malcolm et Dewey. Le quotidien est rythmé par les bagarres, les vengeances entre les différents frères. Il y a également l’acharnement de la mère, Loïs, qui a un sacré caractère et ne se laisse jamais faire.
Le père de famille, Hal, est encore un grand enfant, mais il est tellement attachant. Et au milieu de ce chaos, une chose qui prime : l’amour que chacun porte à l’autre.
La série est composée de 7 saisons (151 épisodes chacun durant 20 minutes environ). Chaque épisode nous montre le quotidien de cette famille, dans la maison familiale.
Parfois, on est invité à voir les souvenirs des uns et des autres. D’autres fois, on assiste à l’imagination de la maman : elle imagine sa vie si elle avait eu que des filles (ce qu’on appelle au cinéma : une uchronie).
Des personnages inoubliables
Les personnages sont vraiment touchants, tous sans exception. J’aime chaque personnage avec la même intensité mais pour des raisons diverses.
Commençons par les enfants : Francis est âgé d’environ 20 ans au début de la série, il enchaîne les bêtises pour prouver quelque chose à sa mère. Il a été envoyé dans une École Militaire, où la discipline n’aura pas eu raison de lui. Je le trouve attachant car on découvre un jeune homme qui cherche sa voie, il a été le premier enfant d’une maman un peu dysfonctionnelle et n’avait personne pour le comprendre.
Reese est un garçon considéré comme un peu bête, mais il est très ingénieux pour créer ses propres bêtises… Il me fait rire à chaque nouvelle bêtise.
Malcolm est le plus intelligent de la famille, il est surdoué mais en a honte quelquefois. Il est attachant dans sa manière d’être, il est plutôt timide, vrai, protecteur envers ceux qu’il aime.
Dewey est le petit dernier, il est inoubliable car je me reconnais en lui. Il n’a pas toujours ce qu’il veut mais sait faire son visage d’ange pour qu’on le remarque. Impossible de l’oublier. Il est également très intelligent.
Loïs, la mère est un véritable tyran. Elle me faisait peur, lorsque j’étais enfant. Elle criait toujours, punissait parfois sans raison. Malgré son caractère bien trempé, elle est attendrissante dans sa manière de protéger ceux qu’elle aime, d’aimer profondément son mari. Elle est la cheffe de famille, celle sur qui on peut toujours compter.
Hal est resté un grand enfant. Il ne peut prendre aucune décision tout seul, se repose énormément sur sa femme. Mais il aime sans compter, il est sincère, généreux, à l’écoute. À mes yeux, il est un père formidable.
Je pense que c’est pour cela que j’aime autant cette série : elle permet d’aimer toute une famille, sans distinction, comme si on avait notre place au sein de cette famille, comme si on était une part entière de celle-ci. Et puis, elle reflète une réalité. Celle d’une famille de classe moyenne, avec ses difficultés mais également ses joies.
Des acteurs formidables
En visionnant cette série, même des années après, on peut remarquer l’attachement, les liens qui unissent les personnages mais surtout les acteurs les uns avec les autres. Commençons par les parents : l’immense Jane Kaczmarek (principalement connue pour la série Malcolm). Elle est tellement drôle, talentueuse qu’elle arrive à nous faire adorer un personnage qu’on aurait pu détester avec une toute autre actrice.
Quant au père de famille, il est joué par l’extraordinaire, Bryan Cranston (Breaking Bad). Il est touchant, brillant pour qu’on rigole de ses maladresses sans jamais aller dans la moquerie. Les deux acteurs ont une alchimie tout au long des saisons, ils semblent avoir une réelle relation d’amitié, au-delà de la série.
Francis, joué par Christopher Masterson est excellent dans son rôle de garçon provocateur mais attachant. Il n’est malheureusement connu en grande partie que pour son rôle dans la série.
Reese est joué par Justin Berfield, connu également pour la série, après 2006, il s’est intéressé au métier de producteur.
Malcolm est joué par Frankie Muniz, devenu depuis joueur automobile. Depuis quelques années, il continue d’explorer différentes voies.
Erik Per Sullivan joue le personnage de Dewey, étant très jeune lors des tournages, il a décidé de changer complètement de voie et disparaît du monde médiatique et artistique.
L’alchimie entre les différents acteurs est présente devant les caméras, comme en dehors du tournage. Les uns et les autres ont de nombreux souvenirs en commun et se soutiennent dans de nombreux projets artistiques (la fin alternative de Breaking Bad avec Jane Kaczmarek et Bryan Cranston).
En 2026, une mini série de 4 épisodes marque le retour de Malcolm et des acteurs (sauf Erik Per Sullivan). Elle ne m’a pas particulièrement marquée mais j’en ferai un article dans quelques semaines.
Une série qui aborde des sujets de plus en plus sérieux
Les acteurs sont formidables, le travail de producteur également, les scènes sont toujours aussi drôles.
Cependant, je trouve que la série s’essouffle à partir de la saison 6. Je ressens moins l’euphorie des premières saisons. J’ai l’impression que cela vient du fait que les acteurs grandissaient au fur et à mesure, comme leur personnage. Il fallait donc adapter les blagues, les répliques, le quotidien selon ce que peuvent traverser des jeunes de ces âges-là. Les sujets deviennent plus sérieux tout en gardant une dose d’humour (devenir soldat, les problèmes d’argent, choix de l’université, le deuil, les moqueries, la fin des études, le départ à l’université…).
J’ai adoré les dernières saisons mais pas pour les mêmes raisons. Les premières saisons m’ont fait rire, m’ont permis de découvrir et d’aimer cette famille. Et les dernières m’ont permis de me rendre compte que lorsqu’on grandit, on ne peut plus se comporter comme un enfant, que certains moments de vie sont difficiles. Mais qu’il faut toujours garder notre joie d’enfant.
Selon moi, c’est la morale de Malcolm : celle de toujours croire en son enfant intérieur, tout en continuant à évoluer.
Mon avis
Pour ceux qui n’auraient pas encore vu la série, je la recommande fortement !
Vous passerez d’excellents moments au sein de cette famille attachante. Des rires aux larmes, vous découvrirez aussi de merveilleux acteurs.
Et n’oubliez pas : il faut garder son enfant intérieur, sinon la vie est bien triste… Comme disait Coluche : « Il ne faut pas prendre la vie au sérieux, de toute façon, on n’en sortira pas vivant. ».
Et vous, quelle famille de série vous a donné l’impression d’en faire partie ? Dites-le moi en commentaire.

Très bel article. Je n’ai jamais vraiment adoré cette série, mais elle me rappelle mon enfance, le midi en rentrant de l’école. Il faut de tout pour faire un monde, et les goûts et les couleurs change en fonction des personnes.
Tu pourrais dire pourquoi tu n’as pas trop apprécié cette série ? C’est plutôt l’humour ? Plutôt le style ?… ou un ressenti sans explication ? 😇