Mon bilan culturel : mai 2026

Le mois de mai a été très enrichissant, autant en littérature qu’en cinéma. Les sujets ont été variés, certaines découvertes m’ont déçue, d’autres m’ont apporté de belles émotions. 

J’ai été au cinéma pour voir L’abandon dont j’ai écris un article.

Very math trip – Manu Houdart 

J’avais acheté Very Math Trip et je l’ai fait dédicacer à la suite d’un spectacle qui m’a interpellé. 

L’auteur nous amène à penser que les mathématiques permettent d’expliquer de nombreux mystères tels que les jeux de loterie… 

Il est intéressant mais il reste difficile à comprendre je trouve pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec la logique mathématique. 

Personnellement, il ne m’a pas captivée.
 

Les gens heureux lisent et boivent du café – Agnès Martin-Lugand

La vie est facile, ne t’inquiète pas – Agnès Martin-Lugand

Je me souviens avoir lu Les gens heureux lisent et boivent du café, il y a plusieurs années, mais cette relecture m’a laissée sans voix… 

La vie est facile, ne t’inquiète pas, je l’ai lu pour la première fois, ce mois-ci.

Comment peut-on continuer à vivre après avoir perdu toute sa famille ? Le voyage peut-il nous aider à surmonter les drames de la vie ? 

Ces deux romans m’ont réchauffé le cœur, ce sont de véritables coups de cœur. Ils permettent de réfléchir à l’idée de retrouver la paix et l’amour après un drame mais également l’importance de l’amitié : doit-on aider un ami contre sa volonté ? Doit-on laisser son ami souffrir sans réagir, en attendant qu’il soit prêt à ouvrir les yeux…? 

J’ai trouvé la fin du premier tome un peu triste et trop soudaine mais je savais que le deuxième tome m’attendait donc je l’ai mieux digéré. 

Tous les personnages me sont parus attachants, à l’exception d’un seul : je n’accrochais pas du tout à son caractère, jusqu’au milieu du deuxième tome, où un changement m’a permis d’apprendre à l’apprécier. 

Ces romans pourraient vous plaire si vous avez envie de vous rappeler que la vie est belle, malgré ses difficultés et surtout que tout est surmontable avec du temps et de l’amour autour de vous. 

Ces deux romans me rappelle le roman Une évidence, un autre roman d’Agnès Martin-Lugand que j’avais adoré — tu peux le découvrir ici.

L’étranger – Albert Camus

L’étranger m’avait marqué au lycée mais il m’a laissé perplexe après sa relecture. 

Comment vivre sans pouvoir ressentir aucune émotion ? Doit-on inventer une sensibilité pour pouvoir continuer à vivre ? 

Ces questions sont au centre du livre d’Albert Camus, le personnage ne ressent aucun sentiment, ni à la mort de sa mère, ni à la demande en mariage de sa petite-amie…  Même lorsque sa vie est en danger, il ne ressent rien… 

Ce roman m’a paru ennuyeux et répétitif avec l’utilisation des pronoms personnels « il » « elle » afin de mettre de la distance : le narrateur n’aime personne. Qu’il parle à un voisin, à sa femme ou à un animal, il ressent la même chose : de l’indifférence. 

Vous aimeriez peut-être si vous cherchez un récit froid, sans point d’impact émotionnel.

Darling – Jean Teulé 

Je pensais avoir entre les mains un roman dont j’allais me souvenir par sa tragédie mais à sa lecture, Darling m’a plutôt marquée par le malaise qu’il m’a procuré…  

Comment garder le sourire face au destin funeste ? Comment ne pas se résigner face à l’impensable ?

On suit le personnage de Darling, une jeune fille dont les drames de la vie l’ont poursuivie depuis sa naissance. L’histoire est réelle, ce qui rend le malaise encore plus présent…  

Cette œuvre a été réalisée ensuite au cinéma, je pensais la regarder mais à la lecture du roman, j’ai changé d’avis… je n’ose pas imaginer certaines scènes à l’écran…

Ce roman peut vous interpeller si vous êtes à la recherche d’une histoire intense et dérangeante. 

La maison vide – Laurent Mauvignier

Je m’attendais à vivre un véritable coup de cœur mais La maison vide m’a laissé perplexe, nuancé. 

Quels sont les liens d’une famille ? Quelle est l’importance de nos ancêtres ? 

Ce roman raconte l’histoire du narrateur, qui après la mort de son père a découvert le passé de sa famille, de son arrière-grand-mère à son père, grâce à la maison familiale. 

L’histoire aurait pu me plaire, j’aime bien tout ce qui a trait à l’histoire, aux origines, aux objets qui restent présents d’une époque à une autre, aux histoires qu’ils racontent… Cependant, la lenteur et surtout les longues descriptions m’ont achevée, ainsi que l’absence ou presque de dialogues.

Le rythme est très lent, les personnages sont amenés d’une manière à ce qu’on comprenne tout d’eux, qu’on s’imagine les différentes époques… 

Je vous le recommande si vous cherchez à ralentir, à prendre le temps de s’imprégner de cette histoire et de ces personnages qui peuvent vous attendrir. 

Pas son genre – Lucas Belvaux

Je m’attendais à être surprise par ce film mais pas à ce niveau-là… 

Le rang social détermine t-il notre façon d’aimer ?

Pas son genre raconte la relation qui va unir Clément et Jenifer que tout oppose : le métier, les discussions, le style de littérature, les amis, le rang social. 

Les acteurs sont remarquables : Émilie Dequenne joue magnifiquement bien et Loïc Corbery est une découverte pour moi mais je l’ai adoré ! 

Ma scène préférée est celle où Émilie Dequenne chante « I Will survive ». Elle chante merveilleusement bien ! 

La fin est surprenante mais après réflexion, je pense que j’ai bien aimé ce film, en partie grâce à sa finalité, qui permet de se poser les bonnes questions sur la différence entre les deux personnages. 

Un contraste culturel et social est exposé, notamment par la musique, la littérature et le cinéma. La question de l’amour, du bonheur éphémère peut être posée : est-ce qu’une chose qui ne dure pas nous marque plus qu’une chose à laquelle on s’est habituée ?

Pour ceux qui cherchent un bon film d’amour, romantique, qui laisse des traces par sa réflexion, je le recommande ! 

After Hours – Martin Scorsese

After Hours m’a été conseillée par quelqu’un de proche. Je ne connaissais pas du tout ce type de film et je m’attendais à une toute autre histoire. Pourtant, j’ai bien aimé ce film !

Quel est le sens de notre travail ? Jusqu’à où peut-on aller pour sa productivité ? 

Un soir, Paul rencontre une jeune fille dans un café. Cette rencontre va l’amener à se balader dans les rues de la ville jusqu’au lendemain matin. Tout au long de la nuit, Paul va découvrir, échanger avec plusieurs personnes, les plus étranges les unes que les autres. Où cette nuit-là va t-elle l’amener ? 

La mise en scène permet de vous immerger dans la peau de Paul. On aura peur pour lui à plusieurs reprises, on se demandera comment la nuit se finira… 

La question sur le sens du travail pourra vous tourmenter mais elle restera sans réponse. La fin est plutôt brutale : je ne l’ai pas bien comprise. Tout au long du film, j’ai réfléchi à plusieurs possibilités, comment l’histoire se poursuivra… mais j’étais complètement à côté de la plaque. 

Une scène, vers la fin m’a un peu perturbée, elle donne des frissons par sa psychologie. 

Je vous recommande cette œuvre si vous recherchez à vous détendre mais avec une part de réflexion qui viendra par la suite. 

L’hermine – Christian Vincent

Je m’attendais à me détendre devant une comédie romantique, mais j’ai pu obtenir un sujet de réflexion à la suite de cette œuvre. 

Quel est le rôle de la justice ? La justice, doit-elle savoir la vérité ? Doit-elle juste punir ou non selon une conviction ? 

L’hermine suit le quotidien d’un président de chambre d’assises lors d’un procès un peu particulier : un père de famille aurait tué sa fille de 7 mois. L’affaire est plus complexe que celle prévue. En plus de tout cela, le président connaît une jurée, avec qui il a eu une relation dans le passé. 

J’ai trouvé la thématique très intéressante : le sens de la justice, doit-on écouter ses convictions, au risque de juger maladroitement une personne ? 

Le personnage, joué par le talenteux Fabrice Luchini, est très aigri, malade durant le temps du procès et détesté par ses collègues. Pourtant, je l’ai trouvé extrêmement humain, peut-être grâce au jeu d’acteur. 

La fin est prévisible depuis le début mais le film est intéressant : on suit une histoire de justice, d’amour, de renaissance… La musique est très belle. 

Une scène m’a un peu interpellée, je n’ai pas compris son sens dans le film : une femme est violentée par son mari. Mais personne n’en fera rien de cette affaire… 

Ce film peut vous intéresser si vous êtes à la recherche d’une comédie, pas trop romantique, mais plutôt pensive, qui se regarde sans difficulté émotionnelle mais qui vous marquera plus que vous ne le pensiez. 

Si la question de la justice t’intéresse, j’avais aussi été très marquée par l’Abandon, un film qui pose lui aussi des questions difficiles sur les institutions.

Pour le plaisir – Reem Kherici 

Pour le plaisir m’a marquée par sa légèreté malgré un sujet encore tabou dans notre société actuelle : la sexualité. 

Peut-on s’écouter pleinement sans que l’autre disparaisse ? 

Il raconte l’histoire d’une femme qui s’est complètement oubliée dans son couple et elle n’a jamais eu d’orgasme… 

Cette œuvre pose la question du désir féminin sans jamais oublier le plaisir masculin et c’est rare. 

Une scène m’a particulièrement marquée : malgré des années de mariage, ils peuvent encore se blesser sans le vouloir. Et ils se le disent, parce qu’ils s’aiment vraiment. 

J’ai connu Alexandra Lamy dans Un gars, une fille, ici, elle est mille fois plus juste, plus humaine. Elle a gagné en maturité et cela se voit à chaque regard. 

François Cluzet, lui, joue l’homme prêt à tout pour sa femme… mais qui se sent oublié. Il m’a presque fait pleurer. 

Le film a un rythme très rapide mais qui reste intéressant : on ne retient que l’essentiel et on rit beaucoup. 

Et quand la musique de Laurent Aknin accompagne ces paysages magnifiques, on se dit que c’est exactement ça : un film qui prend soin de tout le monde à l’écran et un peu de nous aussi. 

Un petit jeu sans conséquences – Jean Dell, Gérald Sibleyras

Il y a quelques mois, j’avais enregistré Un petit jeu sans conséquences. Plus précisément, lors du décès de Bruno Salomon (Fais pas ci, fais pas ça). J’ai pris un peu de temps à la regarder mais j’ai adoré cette pièce de théâtre. 

Le titre promet un jeu sans conséquence. Mais si la vraie conséquence de ces petits jeux, c’était simplement l’amour qui s’en va, sans bruit, sans qu’on l’ait vu partir ?

Claire (Isabelle Gélinas) et François (Bruno Solo) vivent une histoire depuis de nombreuses années. Lors d’une fête de famille, ils décident de simuler une rupture, comme un jeu. Mais les choses vont être plus compliquées que prévu.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris plaisir devant une pièce de théâtre mais j’ai tout simplement adoré ! Un vrai coup de cœur, que je pourrais visionner à nouveau. 

La fin m’a un peu déçue sur le coup, mais après réflexion, je l’ai trouvée très belle, même si elle est un peu brutale. La pièce est drôle et émouvante à la fois. On passe un excellent moment, grâce aux acteurs, au décor, à la mise en scène. 

Cette pièce de théâtre peut vous plaire si vous cherchez à rire aux éclats, à être ému quelquefois, mais jamais dans le trop-plein émotionnel, ça reste très léger. 

Tu peux aussi retrouver mon bilan culturel d’avril 2026 si tu cherches d’autres idées de films et lectures.

Et vous, qu’avez-vous découvert en mai ? Des coups de cœur à me partager ?

9 commentaires sur « Mon bilan culturel : mai 2026 »

  1. Ma découverte du mois de mai c’est le film d’action « Breakdown » (1997) avec Kurt Russel en tête d’affiche.

    Le film nous plonge dans le désert américain pour nous raconter l’histoire d’un couple qui a décidé de déménager à l’autre bout des Etats-Unis. Alors que le couple roule dans une voiture neuve, qui fait des jaloux, des soucis vont vite arriver. Cela ca amener le couple à devoir faire confiance à des inconnus… alors qu’ils n’auraient pas dû ! S’en suit des péripéties et des complots auxquels on ne s’attendait pas !

    Le film m’a marqué pour : ses plans sur le désert qui laissent cette impression d’être seul au monde mais en même temps observé. Également pour ses scènes d’actions mémorables et enfin pour la folie du personnage de Kurt Russel prêt à tout pour sa femme.

    1. Merci pour cette recommandation ! Elle donne envie de découvrir les péripéties de ce couple…
      Ton avis me fait penser au film « La colline a des yeux » de 2006. Tu l’as déjà vu ?

  2. Ce mois-ci j’ai terminé de lire le livre « Là où les souvenirs se révèlent » de Delphine Giraud que j’ai adoré. Un livre émouvant, dévorant et tellement touchant. Je recommande de le lire pour ceux qui aiment savoir ce que le passé peut parfois nous révéler.

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